Pour simplifier la lecture de ce long message, je mets en gras les passages les plus importants:
Voici le communiqué de presse émis par l'ONF:
Communiqués de presse
2006/10/20
L’ONF, chef de file du court métrage, prend le virage des nouvelles technologies et s’ouvre sur le monde!
L’Office national du film du Canada est heureux de présenter aujourd’hui, en grande première canadienne, une série de neuf courts métrages pour diffuser sur téléphones cellulaires, à la télé et au cinéma : l’anthologie Shorts in Motion – The Art of Seduction. Cette initiative, une présentation de Bravo!FACT, coproduite par marblemedia et l’ONF, est l’un des plus récents projets pour explorer le contenu destiné aux nouvelles plateformes de diffusion.
L’ONF fait actuellement office de chef de file en développant simultanément plus de cinq projets de films pour les nouvelles plateformes avec de nombreux partenaires. Parmi ceux-ci, Connected, coproduit avec Films Australia, Discovery Channel Canada et NHK (Japon), et Confessions, coproduit avec Film Australia, lesquels ont été lancés la semaine dernière au MIPCOM.
L’Office national du film du Canada, qui contribue de façon importante à l’émergence du court métrage au pays, croit que le temps est venu de revoir de fond en comble son approche dans ce domaine afin d’y maximiser ses investissements financiers et créatifs.
Nous assistons en effet, actuellement, à un retour en force de ce format qui a, pour ainsi dire, insufflé vie à l’ONF, il y a plus d’un demi-siècle. Jouissant d’un engouement sans précédent, le court métrage offre aujourd’hui à l’ONF des occasions en or aux niveaux de la formation, de la production et de la distribution, d’autant plus que ce genre cinématographique est le mieux adapté aux nouvelles plateformes de diffusion.
Le court métrage dans la lunette de l’ONF!
L’ONF annonce aujourd’hui qu’il amorce une réflexion de fond sur les nouvelles orientations qu’il compte prendre en production, en diffusion et en distribution de courts métrages au cours des années à venir. À cet effet, il entend travailler en partenariat avec l’industrie et les intervenants qui investissent dans le court métrage.
À l’heure où le court métrage est en plein essor dans le monde et où les nouvelles technologies lui redonnent ses lettres de noblesse, l’ONF poursuit son rôle de leader, dans le domaine du documentaire, de la fiction et de l’animation, en encourageant l’innovation sous toutes ses formes et dans tous les formats que proposent les nouvelles plateformes de diffusion. Ces nouvelles avenues d’exploration se font dans la continuité de sa mission de soutien à la relève, rôle essentiel de l’ONF vis-à-vis de l’industrie cinématographique.
En plus de consolider le leadership de l’ONF en matière de court métrage, la nouvelle politique qui sera élaborée respectera principalement cinq objectifs : soit assurer la formation des cinéastes de la relève, découvrir de nouveaux talents, contribuer à la consolidation d’une cinématographie nationale, donner voix au chapitre aux personnes et aux groupes sociaux qui ont peu ou pas la chance de s’exprimer et favoriser l’expérimentation et l’innovation audiovisuelle.
L’ONF, ambassadeur du court métrage au pays et à l’étranger
L’ONF fait preuve d’un dynamisme remarquable dans la production de courts métrages d’auteurs. En 2005-2006, l’ONF a consacré en moyenne 25 % des ses budgets de production à la réalisation de courts métrages et à des initiatives spéciales telles que Momentum, DocShop, Voices from the Hood, Racisme au travail, All Told, Edgecode et First Stories. Celles-ci ont favorisé la découverte et la formation de nouveaux talents.
Mentionnons également Wapikoni mobile (fondé par la réalisatrice Manon Barbeau des Productions des Beaux jours et développé en collaboration avec l’Office national du film du Canada) et Vidéo Paradiso, deux initiatives uniques de production et diffusion de courts métrages, qui donnent la parole et la caméra aux jeunes Autochtones et aux jeunes de la rue. Les réalisations de la nouvelle cuvée 2006 du Wapikoni mobile seront d’ailleurs présentées en primeur au Festival du nouveau cinéma.
À cela s’ajoutent les sites Web Parole citoyenne et CitizenShift, qui permettent à des cinéastes indépendants de diffuser leurs œuvres sur des enjeux sociaux qui interpellent les citoyens canadiens.
L’ONF prévoit accroître la diffusion de courts métrages dans les salles et dans les festivals
L’ONF, qui a participé en 2005-2006 à quelque 25 événements d’envergure liés au court métrage et qui a offert environ 850 ateliers scolaires et grand public, désire encore accroître sa présence dans les grands événements d’ici et d’ailleurs. Il entend, par exemple, renouveler son partenariat avec le Marché du Film / Short Film Corner, qui se tient en marge du Festival de Cannes, où il présente des programmes de courts métrages sélectionnés parmi les quelque 250 projets inscrits, visant en priorité des œuvres projetées en première mondiale, en plus d’organiser une compétition de courts métrages à l’échelle internationale. À Montréal, l’ONF participera au gala de clôture du Festival du nouveau cinéma pour remettre le prix Meilleur court métrage, une première! Un prix qui s’ajoute à la liste impressionnante de récompenses offertes chaque année par l’ONF dans de nombreux festivals.
ONF.CA sera mis sous la loupe!
Du côté de la grande toile, où il est de plus en plus visible, l’ONF est en train de revoir l’ensemble de sa stratégie. Des courts métrages de l’ONF sont actuellement diffusés en ligne sur une dizaine de sites francophones et une quinzaine de sites anglophones. Le portail de l’ONF est devenu une référence pour les cinéphiles, les créateurs à la fine pointe des technologies et un nombre sans cesse croissant de communautés virtuelles. À lui seul, le site <onf.ca> héberge 164 microsites et productions Web consacrés au documentaire, à l’animation et à la fiction. De ce nombre, plusieurs font la part belle au court métrage, constituant ainsi une vitrine de choix pour la relève, en plus de donner à la population canadienne l’occasion d’avoir voix au chapitre par le biais de Parole citoyenne et CitizenShift, Silence, on court !, et DocShop, pour ne nommer que ceux-là.
Or, la forte demande actuelle pour la diffusion en ligne incite l’Office à entreprendre une refonte majeure de son site principal, qu’il désire transformer en un espace véritablement convivial et plus facile à consulter, que ce soit pour la production ou l’achat de courts métrages. Pour ce faire, il se donne un an, soit d’ici l’automne 2007, pour procéder à la réévaluation de chacun de ses microsites afin de revoir leur pertinence et d’assurer une meilleure cohésion entre ses diverses activités. Déjà, l’ONF prévoit mettre fin aux diverses activités du site Silence, on court !, créé il y a cinq ans avec la Société Radio-Canada et ARTV, qui se sont tour à tour désengagés du projet. Le portail Silence, on court ! sera toutefois maintenu et intégré au site de l’ONF, qui vise à devenir un incontournable pour tout amateur de court métrage.
L’ONF entend mettre sur pied un catalogue raisonné de tous les courts métrages qu’il produit ou distribue
Dans sa volonté d’élaborer une stratégie globale de promotion et de distribution des courts métrages, l’ONF créera un catalogue unique réunissant tous les courts métrages produits ou coproduits avec l’ONF ainsi que les acquisitions. Une fois établi, ce vaste répertoire, auquel l’Office entend donner priorité, sera classifié en fonction des marchés visant le secteur institutionnel et éducatif, le marché des consommateurs et celui des festivals, cela en privilégiant les nouvelles plateformes de diffusion.
Des ventes exceptionnelles aux niveaux national et international
Sur les grands écrans, à la télévision ou sur Internet, dans les salles de classe, les salles communautaires, à la Médiathèque, à la CinéRobothèque ou sur les téléphones cellulaires, l’ONF est bien présent dans le quotidien des Canadiennes et les Canadiens, et rejoint des spectateurs du monde entier. Portés par des stratégies ciblées, par un important travail d’équipe et par la qualité des œuvres produites par l’ONF, les résultats 2005-2006 des ventes et des revenus de distribution ont tout simplement été exceptionnels. Sur le marché institutionnel canadien, une nouvelle approche intégrée des activités de mise en marché s’est traduite par la vente de 4 769 titres (comparativement à 4 198 en 2004-2005), soit 3 934 documentaires et 835 films d’animation, dont 1 589 courts métrages (1 402 en 2004-2005).
L’ONF en bref
L’Office national du film du Canada soutient des projets audiovisuels distinctifs qui offrent au monde entier des contenus médias audacieux et pertinents. Créé en 1939, l’ONF a bâti un imposant catalogue de plus de 12 000 films et a remporté plus de 4 500 prix, dont 11 Oscars®. Chef de file en développement de contenus pour les nouvelles plateformes, l’ONF est réputé mondialement pour ses avancées technologiques en cinéma d’animation et en documentaire. L’ONF fête également cette année 65 ans de cinéma d’animation d’avant-garde.
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SOURCE :
Claire Strunck
Relationniste, ONF
Tél. : 514-283-9607
Courriel :
c.strunck@onf.ca
Le Devoir en a parlé:
Le Devoir
CULTURE, jeudi 26 octobre 2006, p. b7
Les activités du site Internet «Silence, on court!» cesseront à la fin de l'année
Montpetit, Caroline
Les activités de la plateforme «Silence, on court!», le site Internet de présentation de courts métrages financé par l'Office national du film (ONF), cesseront à la fin de l'année. Comme champ du cygne, l'organisme projettera sur les murs de la rue Drolet des films pour toute la famille sous le thème «Peur noire» à l'occasion de l'Halloween. Des projections de cette même série d'une quinzaine de courts métrages seront également organisées dans différents lieux, à l'intérieur cette fois, à Gatineau, à Québec et à Sherbrooke.
C'est d'ailleurs le dernier projet de «Silence on court!», que l'ONF a décidé de ne plus financer. Ce site Internet a été fondé en septembre 2001 par Michel Coulombe, à l'initiative de Radio-Canada. Il a ensuite été financé pendant trois ans par Radio-Canada et l'ONF. Au printemps dernier, l'ONF est demeuré le seul argentier de «Silence, on court!».
«"Silence, on court!" a été le site de 300 000 visionnements», dit Michel Coulombe, qui estime que l'ONF se décharge ainsi d'un engagement envers la relève. Il faut dire que les technologies modernes, qui rendent le maniement de la caméra et le montage beaucoup plus accessibles à tous, ont ouvert les portes à plusieurs néophytes en matière de courts métrages. «Les moyens technologiques ont évolué de façon si considérable qu'il n'est maintenant pas si difficile de s'initier à la caméra. Les gens font leur montage sur ordinateur», dit M. Coulombe.
Tout le mouvement des
kinos, ces courts métrages tournés par caméra vidéo, souvent réalisés en un temps record et qui tentent de capter le réel qui passe, témoigne de ce nouveau dynamisme.
«Il y a présentement une telle profusion de courts métrages, ajoute M. Coulombe. Avant, on pouvait savoir combien il se faisait de films. Aujourd'hui, alors que les moyens sont plus accessibles, le nombre est exponentiel. À notre connaissance, il y a présentement 16 groupes kinos au Québec.»
Aussi croit-il qu'en se retirant de «Silence, on court!», l'ONF prive la relève de son soutien. L'organisme fédéral, quant à lui, prétend tout le contraire. Il annonçait récemment son intention de soutenir la formation de nouveaux cinéastes et présentait une série de neuf courts métrages diffusés sur des téléphones cellulaires, à la télé et au cinéma. «Il y aura une refonte des sites Internet pour mieux répondre aux besoins», a dit Claire Strunck, des relations de presse de l'ONF. L'ONF avance que bien des courts métrages sont disponibles sur les microsites de www.onf.ca et que ces microsites seront réévalués d'ici l'automne 2007. L'ONF entend également produire un catalogue raisonné de ses courts métrages.
L'événement «Peur noire» provient pour sa part de l'initiative d'un résidant de la rue Drolet, Sun Kundsen, étudiant à Concordia. L'idée de départ consistait à fermer la rue Drolet aux voitures, entre les rues Duluth et Roy, pour l'ouvrir aux familles de 18h à 23h. Un spectacle de danse monté par les étudiants en danse de l'université Concordia, qui seront crédités pour leur travail, y sera présenté. Quant aux projections des peurs blanches, bleues et rouges (c'est ainsi que les films sont regroupés), elles se feront sur les murs mêmes des résidences de cette artère.
«Nous avons fait un appel de films, dit Michel Coulombe, et recueilli ceux de 15 cinéastes, qui portaient sur le thème choisi», soit l'Halloween, ses peurs et ses citrouilles.